Après un été de canicules et d’incendies, une question s’impose : que buvons-nous vraiment ?
La qualité de l’eau ne se joue pas uniquement à la source. Une PME belge propose de purifier son eau du robinet à domicile.
Cet été, les canicules, les sécheresses et les incendies ont rappelé une évidence : l’eau est une ressource fragile. Mais les inquiétudes ne s'arrêtent pas à la quantité d'eau disponible. PFAS, TFA, pesticides, micropolluants… les alertes concernant la qualité de l'eau se multiplient.
Et une nouvelle problématique interpelle : le chlorure de vinyle monomère (CVM), un composé chimique cancérogène qui peut, dans certaines circonstances, migrer dans l’eau au contact d’anciennes canalisations en PVC.
Le CVM : quand les canalisations deviennent une partie du problèmeLe chlorure de vinyle monomère, ou CVM, est un composé chimique utilisé dans la fabrication du PVC. Certaines canalisations en PVC fabriquées avant les années 1980 peuvent contenir davantage de résidus de CVM et, dans certaines conditions, en relarguer dans l’eau. Le phénomène est notamment favorisé par un temps de contact prolongé et par des températures plus élevées.En Belgique, la question est surveillée par les distributeurs d’eau. La SWDE indique par exemple que la limite de qualité du CVM est fixée à 0,50 microgramme par litre et précise que les analyses réalisées en Wallonie font apparaître des concentrations inférieures à la limite de quantification de la méthode utilisée.Mais le sujet révèle surtout une réalité méconnue : la qualité de l’eau que nous buvons dépend aussi de son parcours dans les réseaux.
PFAS : les « polluants éternels » ne disparaîtront pas demain
Le CVM n'est pourtant qu'un élément d'une problématique beaucoup plus vaste.
Les PFAS, ces substances extrêmement persistantes dans l'environnement, sont désormais au cœur des préoccupations concernant la qualité de l'eau. Leur élimination des ressources et des réseaux prendra du temps.
Alors, que fait-on en attendant ?
Pour MyWater, la réponse passe par une technologie déjà disponible : l'osmose inverse, qui permet de purifier l'eau directement au domicile.
Pour MyWater, la réponse passe par une technologie déjà disponible : l'osmose inverse, qui permet de purifier l'eau directement au domicile.
Son système utilise une membrane annoncée par l'entreprise comme permettant une filtration jusqu'à 0,0001 micron. (C'est 500.000 fois plus fin qu'un cheveu)
« On ne peut évidemment pas demander aux autorités de remplacer les réseaux d'eau en un clin d'oeil. En revanche, on peut donner aux citoyesn la possibilité d'agir sur l'eau qu'ils consomment chez eux », explique Bea Ercolini, CEO de MyWater
Une entreprise belge qui veut rendre l'osmose inverse accessible
Fondée en Belgique, MyWater veut démocratiser l'accès à une technologie longtemps considérée comme haut de gamme. La petite entreprise belge s’est fixé pour mission de donner accès au plus grand nombre à la technologie de purification d’eau du robinet la plus pointue. L'entreprise a choisi un modèle d'abonnement plutôt que la seule vente d'une machine, avec installation et suivi des filtres.
Elle revendique également un modèle ESG original :
- E comme Environnement, avec la volonté de réduire la consommation de bouteilles plastiques.
- S comme Social, avec une équipe d'installation principalement féminine et le recours au Plan Formation-Insertion de la Région bruxelloise pour accompagner notamment des reconversions professionnelles de personnes issues du secteur de la santé.
- G comme Gouvernance, avec une organisation horizontale basée sur l'holocratie. Et cette féminisation est loin d'être anecdotique : 75 % des clients de MyWater sont des clientes.
À propos de MyWater
MyWater est une scale-up belge spécialisée dans la purification de l'eau du robinet par osmose inverse.
- Technologie pointue une filtration jusqu'à 0,0001 micron : 99% des contaminants éliminés
- Un système, made in Italie, breveté et réglable de récupération des minéraux essentiels
- Modèle accessible d'abonnement sans contrainte (à partir de 34€/mois pour les particuliers)
- De la plomberie au féminin, un équipe d'installatrices féminines, et Bea Ercolini, une CEO au parcours plutôt féminin. Les femmes trouvent naturellement leur place. Logique : 75% des de clientèle féminine.
- Plan Formation-Insertion de la Région bruxelloise pour accompagner notamment des reconversions professionnelles de personnes issues du secteur de la santé
- Gouvernance avec une organisation horizontale qui s’articule autour d’une plateforme à laquelle chaque membre de l’équipe a accès (holocratie).
SITE : https://mywater.community/
INSTA : https://www.instagram.com/mywater_community/

Nathalie Woitrin


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