L’IMPORTANCE DE LA FORMATION DES ÉLÈVES DANS l’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET D’UNE REMISE À JOUR DES GESTES QUI SAUVENT EN CAS D’ARRÊT CARDIAQUE

Le 16 octobre c’est la journée mondiale de sensibilisation ​
à l’arrêt cardiaque « World Restart a Heart Day »

Vendredi 13 octobre : « Restart a Heart Day », une journée de remise à jour

Ce vendredi 13 octobre, dans le cadre de la Journée mondiale "World Restart a Heart Day", en marge du congrès annuel « Belgian Heart Rhythm Meeting », la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA) organise des sessions pratiques BLS (Basic Life Support – réanimation de base) au Sheraton Brussels Airport Hotel. Tous les membres du personnel de l'aéroport et de l'hôtel sont invités à participer.

Plus de 600 professionnels (essentiellement des cardiologues belges) seront également présents à la 17ème édition de cet important congrès annuel et portant sur les troubles du rythme cardiaque.

A cette occasion, l'Association Belge du Rythme Cardiaque (BeHRA) et la Ligue Francophone Belge de Sauvetage (LFBS) se sont associées pour sensibiliser le public à l'arrêt cardiaque et offrir une remise à jour des gestes qui sauvent.

Afin de mettre à jour leurs connaissances et leurs pratiques du Basic Life Support, les participants recevront un feedback pratique et établi dans le respect des directives européennes ERC en vigueur.

PHOTOS de la session de formation - ce vendredi 13 octobre au Sheraton Airport

 

Actualité : nouvelles adaptations des normes de réanimation

La journée mondiale est également l’occasion de mettre en avant les changements dans les nouvelles recommandations concernant le protocole de réanimation de base. Les dernières grandes évolutions pour le grand public datent de 2005 et n’ont depuis pas beaucoup changé. Il existe néanmoins de nouveaux points d’attention au niveau pédagogique.

L’ERC (European Resuscitation Council) a insisté sur plusieurs messages clés :

Tout le monde est capable de réaliser une réanimation :

  • L’implication des enfants et des adolescents peut permettre d’augmenter les chances de survie en participant soit à la réanimation, soit à alerter les secours 112 (en fonction de l’âge).
  • Les insufflations (en bouche à bouche ou à l’aide d’un masque de poche) permettent d’augmenter les chances de survie et doivent être enseignées lors des formations.
  • La formation des enfants et adolescents devient une priorité. Les enseignants font partie des personnes les mieux placées pour enseigner les gestes qui sauvent et obtenir une bonne rétention.

L’arrêt cardiaque : première cause de mortalité dans le monde

L’arrêt cardiaque concerne chaque année environ 11.000 personnes en Belgique. Dans notre pays, le taux de survie après un arrêt cardiaque est bien trop faible, de l'ordre de 9%. Ceci est largement inférieur au taux de survie rencontré dans de nombreux autres pays européens. Pourtant, nous avons une importante densité d’excellents hôpitaux.

Le problème se situe dans les premières minutes. En cas d'arrêt cardiaque, les premiers gestes à poser avant l’arrivée des secours professionnels sont trop peu connus de la population. En osant et en sachant comment agir, une population formée pourrait nettement augmenter le taux de survie en Belgique.

« En cas d'arrêt cardiaque en Belgique, à peine une personne sur trois intervient actuellement », explique le Dr. Ivan BLANKOFF, cardiologue au CHU de Charleroi et Past Président de la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA). « Dans les pays les plus performants, ce taux d’intervention atteint les 80%, ce qui fait toute la différence. Rejoindre ces pays permettrait de sauver chaque année plusieurs centaines de vies supplémentaires si la population était correctement formée et si davantage de DEA (défibrillateurs externes automatiques) étaient disponibles à des endroits stratégiques. »

Que peut-on faire en Belgique ?

L’ambition est de permettre à la Belgique de rejoindre le peloton de tête européen (Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Pays scandinaves), où presque toute la population est capable de poser les gestes qui sauvent.

Lors de la journée mondiale de sensibilisation à l’arrêt cardiaque, c’est le moment de rappeler quelles sont les choses importantes à mettre en place très rapidement en Belgique :

  1. Généraliser l’apprentissage des jeunes aux gestes qui sauvent dans les écoles secondaires.
  2. Organiser des remises à jour pour les personnes formées (comme l’initiative du 13 octobre dans le cadre du « Restart a Heart Day »).
  3. Essayer d’avancer sur le nombre et l’accessibilité aux défibrillateurs et former la population à leur utilisation.

Nécessité d’enseigner les gestes qui sauvent dans l’enseignement secondaire

Il FAUT enseigner la réanimation de base dans l’enseignement secondaire. Les établissements scolaires doivent être autonomes dans l’apprentissage des gestes qui sauvent !

Pour ce faire, en collaboration avec notre ministère de l’Education, il est crucial de poursuivre des programmes tels que « L’école sauve des vies » qui ont déjà fait leurs preuves dans 40% des écoles secondaires de la Fédération Wallonie - Bruxelles depuis 2018. (La poursuite du projet est actuellement soumise à l’approbation au niveau du cabinet ministériel Désir).

A ce titre, le projet d’apprentissage des gestes qui sauvent dans l’enseignement secondaire, validé et jusqu’à présent soutenu par la Fédération Wallonie Bruxelles, a été cité en exemple au niveau européen et sera présenté au Congrès européen ERC au début du mois de novembre 2023.

Puisque tout le monde passe par l’enseignement, cela signifie qu’à terme, l’ensemble de la population pourrait être formé. Diverses études scientifiques montrent que le meilleur moment pour ce type d’apprentissage (être réceptif, être suffisamment fort pour pratiquer le massage cardiaque, retenir les gestes à long terme, etc.) se situe entre 12 et 18 ans.

En 2017, à l’initiative d’associations actives sur le terrain (BeHRA, LFBS, Minipop), et avec le soutien du Ministère de l’Éducation en Fédération Wallonie Bruxelles et de l’ensemble de la classe politique, le projet de former progressivement tous les élèves du secondaire grâce aux professeurs d’éducation physique a été mis en place. ​ Actuellement 291 écoles ont été formées et équipées, mais il en reste encore autant qui devraient pouvoir accéder au projet.

A la clé le brevet : ​
«Je sais reconnaitre un arrêt cardiaque, appeler les secours, masser, insuffler et défibriller » ​
Plus d’informations : www.ecolesauvedesvies.be

Ambition, l’accessibilité 7j/7j aux défibrillateurs (DEA)

Il y a environ 15.000 défibrillateurs automatiques en Belgique (en comparaison, on en trouve environ 150.000 aux Pays-Bas). De plus, on remarque qu’une grande partie de la population belge craint d’utiliser un défibrillateur par méconnaissance de leur innocuité et de leur fonctionnement (or utiliser un DEA est sans danger).

Il est temps d’agir pour augmenter le nombre de DEA (défibrillateurs automatiques externes) en Belgique et les placer aux « bons» endroits et accessibles H24-7J/7. Certains pays développent des applications permettant de secourir plus rapidement les personnes victimes d’un arrêt cardiaque, mais celles-ci ne sont pas encore utilisées en Belgique.


Quelques chiffres clés :

  • Environ 11.000 arrêts cardiaques chaque année en Belgique
  • Taux de survie sans séquelles graves en Belgique : +/- 9%
  • Taux de survie dans les pays européens les plus performants > 20%
  • Taux de survie dans des régions spécifiques > 40%
  • Plusieurs centaines de vies pourraient être sauvées chaque année en Belgique si la population était correctement formée.
  • L’appel 112 n’est réalisé correctement que dans 44% des cas (étude 2018 UGent et centre en recherche de médecine d’urgence)
  • Chaque minute perdue face à un arrêt cardiaque = 10% de chance de survie en moins
  • Réaliser immédiatement un appel 112 = 5 à 10% de chances de survie en plus.
  • Si choc par un défibrillateur endéans les 2 minutes : plus de 60% de survie

 

Avec le soutien de la Loterie Nationale.


Pour plus d’informations

Belgian Heart Rhythm Association :

Dr. Ivan Blankoff, Past Président de la BeHRA, 0475 500 222

ASBL Ligue Francophone Belge de Sauvetage:

Alexis RONDEAU, coordinateur pédagogique LFBS

Denis ULWELING, directeur LFBS


Nathalie Woitrin

Nathalie Woitrin

PR Specialist, MY CUP OF TEA

 

 

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